- Les pâtes se mangent sucrées: Madeleine préparait de gros macaronis à la crème fraîche et la cassonade brune.
- En hiver, pour ne pas avoir froid en se glissant sous la couette, on fait chauffer des briques qu'on dispose ensuite sous les draps avant d'aller se coucher.
- Le bain se prend dans une bassine et, quand il fait froid, on se lave tour à tour dans la cuisine, car c'est la seule pièce chauffée de la maison.
- Pour guérir un furoncle, on mélange [lait, mie de pain et jaune d’œuf ?] qu'on applique sur le furoncle et qu'on emballe dans un linge. Le lendemain, le furoncle est parti !
- Contre les maux de dents, on utilise du clou de girofle qu'on applique à l'endroit douloureux. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours... Quand il faut arracher une dent, soit on va chez le dentiste (qui à l'époque est véritablement un "arracheur de dents"), soit on attache sa dent à un fil qu'on accroche à la clinche d'une porte et on attend que quelqu'un ouvre...
- À l'époque, il y avait des lièvres dans le bois des
Carmes. Parfois, Gaston en tuait un que l'on mangeait ensuite. Les
espèces animales et végétales qui ont disparu depuis que le quartier a
été construit, et s'urbanise toujours davantage, sont nombreuses... À
l'époque, la tanaisie poussait sur le bord des chemins, on ne la
rencontre pratiquement plus. Le plantain était également courant, or aujourd'hui on n'en trouve presque plus du côté de Grandsart et Profondsart. Les hirondelles ont elles aussi disparu,
les moineaux se sont faits beaucoup moins nombreux... Dans les années
70', Madeleine avait déjà fait remarquer tous les dérèglements que nos
nouveaux modes de vie occasionnent sur la nature.
- La viande que l'on consomme est surtout de la viande de porc, on ne mange pratiquement pas d'agneaux, mais on les vend parfois.
- Madeleine avait l'habitude de crocheter des châles qu'elle vendait ensuite si elle n'en avait pas besoin. À la ferme Hereng, on ne filait pas la laine: Madeleine allait donc acheter de la laine dans une boutique. Un jour, j'ai récupéré des laines d'une dame qui en avait conservé de sa maman, cette laine devait bien avoir 60 ans... je me suis alors rendu compte que la laine qu'on vendait à l'époque ne se présentait pas comme aujourd'hui. Telle qu'on la vendait en boutique, la laine n'était pas en pelote mais on l'enroulait plutôt en forme de cercle. En tout cas, si Madeleine ne filait pas la laine elle-même, on utilisait tout de même de la laine pour rembourrer les matelas et les coussins.
- À la ferme Hereng, on avait le téléphone, ce qui n'était pas si courant à l'époque... du coup, les gens des environs venaient parfois téléphoner à la ferme en échange d'une petite pièce. Il paraît que Madeleine enlevait son tablier quand elle s'adressait à des nobles au téléphone. Un voisin, Joseph Damante, lui, dans les mêmes circonstances, ôtait son chapeau (en revanche, ce n'était pas du tout le genre de Gaston).
- Gaston avait récupéré des casques allemands pendant la guerre pour en faire des louches à purin, en attachant le casque à un vieux manche.
- Madeleine laissait volontiers pousser une touffe d'ortie en bordure d'un champ pour l'utiliser ensuite en cuisine.
- Quand il avait de l'orage, Madeleine, qui en avait très peur, s'enfermait dans le cagibi avec ses filles et priait Saint Donat.
lundi 13 juin 2016
L'ancienne ferme de Madeleine et Gaston
À cette époque, la ferme n'était déjà plus en activité, mais les bâtiments étaient encore en place... Ici, Madeleine et Gaston sur le pas de la porte. En-dessous, Madeleine sur les marches du 35. Et à gauche, Gaston devant sa maison.

Devant la grange, dans la cour de la ferme: Gaston et ses petits-enfants, accompagnés d'une dame sur le tracteur, Françoise je pense...
Devant la maison...
Même genre que la précédente, mais un peu plus tard...

Vue sur les champs depuis la rue Mosray, 1999
Sur la photo suivante, vue sur l'ancien verger de la ferme. Le verger se trouvait à l'arrière de la grange et donnait sur la rue, autrefois pavée. Sur la photo, il reste encore un cerisier dont on aperçoit quelques branches sur la gauche et si je ne me trompe pas, c'est un prunier qu'on voit dans le fond du verger. Aujourd'hui, il ne reste de ce verger que des jardins. Vers l'horizon, au-delà du petit sentier qui longe les maisons à droite, le chemin du Seucha.
Quatre générations de femmes
La neige est tombée...
Le 10 janvier 2009, il a neigé dans le chemin du Seucha...
Ici, c'est le 35 qui est couvert de neige...
Ici, c'est le 35 qui est couvert de neige...
Mariage de Madeleine et Gaston
Le mariage a été célébré en temps de guerre, c'est pourquoi Madeleine, la mariée, porte une robe noire...
Profondsart et Rofessart en 2008
Vue sur le champ depuis le bois des Carmes...
Le pont qui relie le bois des Carmes à Rofessart et débouche sur l'avenue des Bleuets... Ce pont a été détruit lors des travaux du RER:
Les champs situés entre l'avenue des Bleuets et le chemin de fer, sur Rofessart:
Et enfin l'église de Rofessart, puis la vue sur le chemin de fer côté Rofessart, avant les travaux du RER:
Le pont qui relie le bois des Carmes à Rofessart et débouche sur l'avenue des Bleuets... Ce pont a été détruit lors des travaux du RER:
Les champs situés entre l'avenue des Bleuets et le chemin de fer, sur Rofessart:
Et enfin l'église de Rofessart, puis la vue sur le chemin de fer côté Rofessart, avant les travaux du RER:
La tour de Grimohaye et le pont tremblant
Ici, quelques photos de la tour de Grimohaye (que
ma grand-mère appelle parfois aussi "tour espagnole") et du pont
tremblant.
Je suis moi-même allée me promener là-bas un jour,
mais la tour s'était en grande partie effondrée et les ronces poussaient au
milieu des ruines...
Quand j'ai retrouvé quelques photos de ce coin-là, voilà ce ma grand-mère m'a dit:
Ma grand-mère à propos des photos de la tour :
"Oui c'est bien a quand j'étais petite j'allais jouer dans ce qui restait
des ruines, seulement la tour ronde. C'est le père de mon père [c'est-à-dire François
Hereng, le père de Gaston] qui y habitait il était garde chasse du baron de
Limal et donc mon papa [Gaston] petit habitait là aussi. Souvent mon père m'a
parlé du pont tremblant mais il n'en restait déjà plus rien quand j'y allais
vers mes huit neuf ans..."
Et à propos du pont encore: "Le bois de Grimohaye
est très talonné il y a une sorte de ravin et pour enjamber ce ravin on avait
construit un pont fait de cordes et de planches mais quand on marchait dessus
évidemment ça tremblait..."
En cherchant un peu, je suis tombée sur un forum
dans lequel un loin parent parle aussi de François Hereng et de ses enfants,
ici seulement Gaston (en réalité Gaëtan) et Joseph, sans citer Lizzie:
Philippe Hulet: "Je possède aussi une gravure
du Pont Tremblant de la Tour de Grimohaye dont je possède quelques
renseignements, l'oncle de mon père y vivait et était garde. C'était le père de
Gaston (Gaëtan) Héreng (+), fermier rue Charles Mosray, à Limal et de Joseph
(+), qui avait une pompe à essence rue Charles Jaumotte".
À un autre endroit, tout en évoquant la présence de Hereng dans le Pas-de-Calais:
"Bonjour à tous,
À un autre endroit, tout en évoquant la présence de Hereng dans le Pas-de-Calais:
"Bonjour à tous,
Je suis tout excité par la présence de ces Héreng
dans le Nord-Pas de Calais car j'ai des petits-cousins Héreng. En fait, mon
père est cousin par sa mère de Héreng, mais pas ce que vous croyez car ces
Héreng là vivent en Belgique et plus précisément dans le Brabant Wallon où ils
avaient fait souche autour de Limal. Ce qui est assez étonnant, c'est que j'ai
déjà remarqué d'autres familles qui s'étaient établies à Limelette ou à Limal,
mais qui provenaient de la région Nord-Pas de Calais.
Ce qui m'attire vers vous ce sont les prénoms qui reviennent à presque chaque génération: Félix, Olivier François.
Ce qui m'attire vers vous ce sont les prénoms qui reviennent à presque chaque génération: Félix, Olivier François.
Les cousins de mon père s'appelaient Gaëtan dit Gaston, Joseph et Elisabeth dite Lizzie et leur père s'appelait François. Ce dernier était garde particulier du baron, châtelain de Limal. Les trois enfants s'établirent à Limal, Gaston, né en 1902, fut fermier, mais n'était pas propriétaire de ses terres, Joseph avait une pompe à essence et Lizzie restée célibataire était bonnetière sur la côte, à Knokke Le Zoute.
Je ne trouve guère de traces quant à leurs ancêtres, c'est pourquoi je viens vers vous.
Merci d'avance,
Philippe L. Hulet de Limal"
Ma grand-mère, qui a travaillé avec Lizzie dans son magasin à Knokke pendant des années, avant d'en devenir elle-même la patronne, a corrigé un petit détail dans ce que Philippe Hulet a écrit: de son vrai nom, Lizzie ne s'appelait pas Eliseabeth, mais Marthe !
Ma grand-mère, qui a travaillé avec Lizzie dans son magasin à Knokke pendant des années, avant d'en devenir elle-même la patronne, a corrigé un petit détail dans ce que Philippe Hulet a écrit: de son vrai nom, Lizzie ne s'appelait pas Eliseabeth, mais Marthe !

Ma grand-mère, à propos de la
photo suivante:
"Il est possible que ce soit
mon oncle, mon père et leur petite sœur Lizzie sur la photo mais je ne suis
pas certaine du tout..."

Inscription à :
Commentaires (Atom)






































