lundi 13 juin 2016

Quelques recettes, habitudes et originalités à la ferme Hereng...

- Les pâtes se mangent sucrées: Madeleine préparait de gros macaronis à la crème fraîche et la cassonade brune.

- En hiver, pour ne pas avoir froid en se glissant sous la couette, on fait chauffer des briques qu'on dispose ensuite sous les draps avant d'aller se coucher.

- Le bain se prend dans une bassine et, quand il fait froid, on se lave tour à tour dans la cuisine, car c'est la seule pièce chauffée de la maison.

- Pour guérir un furoncle, on mélange [lait, mie de pain et jaune d’œuf ?] qu'on applique sur le furoncle et qu'on emballe dans un linge. Le lendemain, le furoncle est parti !

- Contre les maux de dents, on utilise du clou de girofle qu'on applique à l'endroit douloureux. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours... Quand il faut arracher une dent, soit on va chez le dentiste (qui à l'époque est véritablement un "arracheur de dents"), soit on attache sa dent à un fil qu'on accroche à la clinche d'une porte et on attend que quelqu'un ouvre...

- À l'époque, il y avait des lièvres dans le bois des Carmes. Parfois, Gaston en tuait un que l'on mangeait ensuite. Les espèces animales et végétales qui ont disparu depuis que le quartier a été construit, et s'urbanise toujours davantage, sont nombreuses... À l'époque, la tanaisie poussait sur le bord des chemins, on ne la rencontre pratiquement plus. Le plantain était également courant, or aujourd'hui on n'en trouve presque plus du côté de Grandsart et Profondsart. Les hirondelles ont elles aussi disparu, les moineaux se sont faits beaucoup moins nombreux... Dans les années 70', Madeleine avait déjà fait remarquer tous les dérèglements que nos nouveaux modes de vie occasionnent sur la nature.

- La viande que l'on consomme est surtout de la viande de porc, on ne mange pratiquement pas d'agneaux, mais on les vend parfois.

- Madeleine avait l'habitude de crocheter des châles qu'elle vendait ensuite si elle n'en avait pas besoin. À la ferme Hereng, on ne filait pas la laine: Madeleine allait donc acheter de la laine dans une boutique. Un jour, j'ai récupéré des laines d'une dame qui en avait conservé de sa maman, cette laine devait bien avoir 60 ans... je me suis alors rendu compte que la laine qu'on vendait à l'époque ne se présentait pas comme aujourd'hui. Telle qu'on la vendait en boutique, la laine n'était pas en pelote mais on l'enroulait plutôt en forme de cercle. En tout cas, si Madeleine ne filait pas la laine elle-même, on utilisait tout de même de la laine pour rembourrer les matelas et les coussins.

- À la ferme Hereng, on avait le téléphone, ce qui n'était pas si courant à l'époque... du coup, les gens des environs venaient parfois téléphoner à la ferme en échange d'une petite pièce. Il paraît que Madeleine enlevait son tablier quand elle s'adressait à des nobles au téléphone. Un voisin, Joseph Damante, lui, dans les mêmes circonstances, ôtait son chapeau (en revanche, ce n'était pas du tout le genre de Gaston).

- Gaston avait récupéré des casques allemands pendant la guerre pour en faire des louches à purin, en attachant le casque à un vieux manche.

- Madeleine laissait volontiers pousser une touffe d'ortie en bordure d'un champ pour l'utiliser ensuite en cuisine.

- Quand il avait de l'orage, Madeleine, qui en avait très peur, s'enfermait dans le cagibi avec ses filles et priait Saint Donat.


L'ancienne ferme de Madeleine et Gaston

À cette époque, la ferme n'était déjà plus en activité, mais les bâtiments étaient encore en place... Ici, Madeleine et Gaston sur le pas de la porte. En-dessous, Madeleine sur les marches du 35. Et à gauche, Gaston devant sa maison.




Devant la grange, dans la cour de la ferme: Gaston et ses petits-enfants, accompagnés d'une dame sur le tracteur, Françoise je pense...


 Devant la maison...



Même genre que la précédente, mais un peu plus tard...


Vue sur les champs depuis la rue Mosray, 1999



Sur la photo suivante, vue sur l'ancien verger de la ferme. Le verger se trouvait à l'arrière de la grange et donnait sur la rue, autrefois pavée. Sur la photo, il reste encore un cerisier dont on aperçoit quelques branches sur la gauche et si je ne me trompe pas, c'est un prunier qu'on voit dans le fond du verger. Aujourd'hui, il ne reste de ce verger que des jardins. Vers l'horizon, au-delà du petit sentier qui longe les maisons à droite, le chemin du Seucha.


Quatre générations de femmes

Ma mère petite, ma grand-mère, mon arrière-grand-mère Madeleine qui porte ma mère sur ses genoux et mon arrière-arrière-grand-mère (Camille si je ne me trompe pas!)


La neige est tombée...

Le 10 janvier 2009, il a neigé dans le chemin du Seucha...



















Ici, c'est le 35 qui est couvert de neige...


Mariage de Madeleine et Gaston

Le mariage a été célébré en temps de guerre, c'est pourquoi Madeleine, la mariée, porte une robe noire...


 


Profondsart et Rofessart en 2008

Vue sur le champ depuis le bois des Carmes...






Le pont qui relie le bois des Carmes à Rofessart et débouche sur l'avenue des Bleuets... Ce pont a été détruit lors des travaux du RER:


Les champs situés entre l'avenue des Bleuets et le chemin de fer, sur Rofessart:






Et enfin l'église de Rofessart, puis la vue sur le chemin de fer côté Rofessart, avant les travaux du RER: